Uluru, Centre Rouge, Australie

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On a quitté le camping assez tôt pour arriver à 06h20 à Uluru. Le lever de soleil était très beau mais je crois que j’ai préféré les couleurs de la veille.

On est ensuite allé au pied d’Uluru pour emprunter un sentir qui fait le tour du rocher. Les Aborigènes ne veulent pas que des touristes montent sur le rocher (de 348 mètres de hauteur et qui s’enfonce à 500 mètres sous terre) parce que c’est le chemin initiatique qu’ils prennent. Quand ils voient des touristes grimper malgré tout, ils ressentent ce que des Français pourraient éprouver si quelqu’un escaladait une église et la dégradait. Car il s’agit aussi d’un problème environnemental. Le rocher se dégrade à chaque fois que des touristes l’escaladent. Et enfin il y a le problème de sécurité. Le chemin est extrêmement pentu, avec une seule corde pour éviter de tomber. 38 personnes sont déjà mortes en tombant. Et 100 personnes sont mortes d’une insolation en rentrant dans leur chambre d’hôtel. On a d’ailleurs vu un homme se mettre à délirer et marcher en zig zag avant de finalement retourner près de la rampe de sécurité. Pour toutes ces raisons, les Aborigènes aimeraient que les touristes aient l’interdiction de grimper. Mais l’interdiction n’est pas encore d’actualité parce que les personnes qui gèrent le tourisme de la région sont persuadées que plus personne ne viendrait sur le site si on pouvait seulement en faire le tour.

Pour notre part, on s’est contenté de prendre le sentier autour du rocher, en prenant notre temps cette fois. C’était bien plus reposant que les précédentes randonnées. Et puis on a repris la route pour Alice Springs, à six heures de là. Le soir, avec le guide, on s’est retrouvés dans un restau où jouait un groupe avec un didgeridoo. C’était une manière sympa de finir ces trois jours fatigants mais vraiment dépaysants.

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