Salta, Argentine

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Au mois de Juillet 2010, après avoir obtenu ma première année de Licence d’Anglais et fini les concours d’entrée à Sciences Po, je suis partie en Argentine et en Bolivie. Une sorte de colo pour + de 18 ans et où on avait notre mot à dire sur l’itinéraire, etc. Après des heures de vol en passant par Sao Paulo au Brésil, on est arrivés à Buenos Aires où on a passé quelques jours. Une ville qui m’a fait penser à Barcelone. Très européenne, mais j’en parlerai plus tard.

De Buenos Aires, nous avons pris le bus pour Iguazu. 1284 kilomètres, 20 heures de bus. Easy ! Après l’Inde, je suis devenue une cliente assez facile niveau bus. Là, c’était vraiment confortable, avec le chauffage ou la clim’ selon la saison. J’ai beaucoup dormi pendant le long trajet. On est restés trois jours à Iguazu, dans une auberge de jeunesse sympa, dont j’ai oublié le nom. On venait voir les gigantesques chutes d’eaux, côtés argentin et brésilien et forcément … c’était humide. L’humidité a d’ailleurs eu raison de mon Nikon, qui, après avoir pris soin de supprimé plusieurs centaines de photos, a cessé de marché. Quand je me suis rendue compte, sur la route de Salta, j’étais à deux doigts de sombrer dans la dépression. Un voyage sans réflex. La pilule avait du mal à passer.

Après 24 heures de bus au départ d’Iguazu, toujours dans des conditions très agréables, nous sommes arrivés à Salta. Je n’avais qu’une obsession: réparer mon appareil. Je n’arrive pas à me rappeler si nous sommes arrivés la nuit ou très tôt le matin mais une chose est sûre: ma première journée était réservée à la recherche d’un réparateur de Nikon. Ah ! Et puis, les résultats de Sciences Po Grenoble tombaient ce jour-là. Alors que l’année précédente, j’avais l’espoir d’être prise, cette année là, j’étais sûre d’être recalée, et me voyais déjà continuer ma licence d’anglais à Oxford Brookes. Quand j’ai vu sur Internet que j’étais prise immédiatement, sans liste d’attente, à l’IEP de Grenoble, j’étais sous le choc. Une très bonne surprise pour commencer la journée.

A 1200 mètres d’altitude sur la Cordillère des Andes et sous le soleil, on s’est baladés toute la journée, du marché à l’Eglise San Francisco en passant par la colline qui domine la ville. J’ai acheté une autre carte mémoire et ai pu faire des photos toute la journée. Par sécurité, j’ai aussi acheté trois appareils photo jetables. Comme à chaque fois, quand je prend en photo une personne dans la rue, je lui demande son autorisation. J’ai donc fait le portrait d’une vieille dame qui m’en avait donné l’autorisation… avant de se rétracter. Elle s’est mis à murmurer quelque chose en espagnol, et quelques heures plus tard, mon appareil s’arrêtait de marcher pendant le reste du séjour. Les réparateurs n’ont rien pu y faire, ce n’est qu’à mon retour en France, quand mon père l’a allumé, qu’il a recommencé à marcher normalement. Coïncidence ?

Le soir, j’ai acheté des empanadas et du vin pour tout le monde, histoire de fêter mon admission inattendue à Sciences Po. Le lendemain, nous avons quitté cette jolie ville, aux bâtiments très influencés par l’époque coloniale, direction Humahuaca, à une demie journée de là.

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