Les cinq lagons de l’altiplano, Bolivie

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/!\ Si vous détestez les lagons et que les lamas vous répugnent, passez votre chemin. /!\

Le trajet en bus entre Tilcara et la Quiaca, à la frontière de la Bolivie, met peu de temps. Nous arrivons à 5h30 du matin. J’ai eu la chouette idée d’enlever mes lentilles pour dormir un peu sur la route, sans penser à prendre mes lunettes. La bonne nouvelle, c’est que le bus ne traverse pas la frontière: à nous de parcourir les quelques kilomètres qui séparent la Quiaca (Argentine) de Villazon à pied. Dans la nuit noire, dans la nuit noire et obscure, obscure et sombre, j’ai failli me cogner contre les murs. Puisque pas de lentilles. Une traversée de la frontière à l’aveugle donc. Pour rappel, en Juillet en Bolivie, c’est l’hiver. A 3400 mètres d’altitude, l’air était un peu frisquet. Bien sûr, la frontière n’ouvre qu’à 7 heures du matin. Nous voilà donc en sac de couchage, à lutter contre l’hypothermie.

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Et puis à 7 heures du matin, la frontière s’ouvre, il n’y a personne alors on pense que c’est normal et on traverse le barrage pour aller prendre le bus à Villazon. Bon, c’est vrai que c’est un peu bizarre de ne pas avoir de tampon sur notre passeport, mais ce n’est peut être pas obligatoire après tout.

Après une petite attente et un café à Villazon, on saute dans un bus pour Tupiza. Un bus assez sommaire que le conducteur fait démarrer en connectant deux fils dénudés. Les clés ? Bien trop has been. On n’est pas très rassurés par l’état du bus, ni par celui de la route alors on s’endort tous. Je me rappelle m’être réveillée sur une route sur la crête d’une falaise, avec le vide des deux côtés. J’ai préféré fermer les yeux pour ne pas y penser, d’autant que les accidents sur cette route sont fréquents.

A l’hôtel à Tupiza, on nous demande nos passeports pour vérifier que nous sommes en règle. Bonne surprise, sans tampon à la frontière, on est des clandestins. Il faut vite régulariser notre situation auprès de la police et on obtient deux tampons pour le prix d’un. On passe deux jours à Tupiza et on fait, notamment, une randonnée à cheval dans le canyon multicolore avec des cowboys boliviens. Une expérience assez chouette.

On part ensuite quatre jours dans l’altiplano, avec plusieurs 4×4 conduits par des boliviens. On a aussi la chance d’être accompagnées de cuisinières. Sur la route, à 4000 mètres d’altitude, on tombe sur un élevage de lamas sur un plateau. Le vent est glacial. Le soir, on arrive à un refuge pour le coucher de soleil. Il fait froid mais grâce à un bon duvet, je réussis à dormir correctement.

On continue notre périple jusqu’à Uyuni et l’altitude est de plus en plus élevée. Le soroche, ou mal de l’altitude, nous guette. Je commence à avoir mal à la tête et des nausées. Le chauffeur me propose alors de mâcher une feuille de coca pour lutter contre le soroche. Le goût est horrible. Je me demande comment les Boliviens font pour en mastiquer toute la journée. Et je ne sais pas si c’est le soroche ou la coca mais la soirée est terrible. Ma tête va exploser et les nausées sont insupportables. J’ai très froid et je veux rentrer chez moi. Mais je réussis finalement à prendre le cachet anti-soroche et m’endort rapidement, avec un bonnet, une écharpe et un énorme pull. Le matin, j’apprends que tout le monde a été malade comme moi, j’ai juste été la première.

 Nos corps s’habituent à l’altitude, les maux de tête sont partis mais le moindre effort demande beaucoup d’énergie. A 4855 mètres d’altitude, impossible de faire un footing. Le paysage aussi, est à couper le souffle. On s’arrête régulièrement pour admirer les lagons verts, roses, rouges… Le temps est radieux et le calme des Andes fait un bien fou.

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